
Par : Repères RSTI
Cette étude de l'Université des Nations-unies présente une nouvelle approche pour définir les pôles d'innovation. Celle-ci est basée sur la cohabitation des demandes de brevetage et des activités manufacturières dans l'Union européenne.
L'intégration de données sur la production et sur l'utilisation des technologies donne un indicateur qui représente les modes formelle et informelle de l'innovation. Elle renseigne aussi sur les conditions propices à la génération, à la diffusion et à l'absorption de l'innovation, et par conséquent, à l'amélioration de la compétitivité.
Les résultats démontrent que certains types de brevets et d'activités manufacturières ont tendance à cohabiter. Par exemple, dans une région ayant une forte concentration d'emplois dans la fabrication de machines, il y a des chances que l'on retrouve aussi une plus forte concentration de brevets liés aux machines qu'à d'autres secteurs.
Ces résultats sont cohérents avec ceux des études antérieures, qui soulignent que, même si les chaînes de valeur sont de plus en plus soumises à la fragmentation, certaines de leurs parties restent considérablement intégrées aux systèmes régionaux.
«La cohabitation des brevets et des activités manufacturières semble soutenir l'argument selon lequel la forte intensité de connaissances des chaînes d'approvisionnement peut résister à la sous-traitance, car elle dépend de l'infrastructure du savoir régional intégré et de l'apprentissage interactif entre la production et l'utilisation des nouvelles technologies.»
Les résultats semblent également soutenir la théorie liée à la performance économique des pôles d'innovation, pour ce qui est des salaires sectoriels plus élevés.
Pour en apprendre davantage, télécharger l'étude de l'Université des Nations-Unies : A new indicator for innovation clusters
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